samedi 12 mars 2011

Vivre

Journée douce. Nécessaire. Toujours.

Arrêter de courir, de revendiquer, de s'inquiéter.

Aimer tout court. Aimer l'amour, tout le jour.

Ici sans être ailleurs. Maintenant, sans avoir peur.

Le coeur qui gonfle. Gonfle le bonheur.

20 ans. Encore. À la vie, à la mort.

Sans nostalgie. Simplement vivante.

mercredi 9 mars 2011

Quand j'ai moins le goût que mon gars joue au hockey.

Je ne reviendrai pas sur les faits entourant le geste Ô combien violent de Chara hier. J'ai tourné la tête à chaque fois que l'image où la tête de Pacioretty arrivait en contact avec le repli de la baie vitrée. Je suis une mère de joueur de hockey et je ne peux que penser à la mère et au père de ce joueur de talent qui soit dit en passant étaient présents au Centre Bell hier soir. Mon coeur se serre. Je me serais probablement mise à hurler de douleur dans le silence du Centre Bell qui a suivi le geste crapuleux.

Je veux simplement dire que Chara n'a pas d'excuse pour son geste. Il ne peut même pas essayer de dire que ce n'était pas intentionnel. Je suis, sur ce point, de l'avis du chroniqueur Yves Boisvert. http://blogues.cyberpresse.ca/boisvert/2011/03/08/chara-que-la-justice-sen-mele/

Quand je vois des scènes comme celle-là, j'ai mal à mon hockey. J'adore mon sport, c'est une grande passion... Le Canadien, Guy Lafleur, mon p'tit cul qui le joue depuis qu'il est haut comme 3 pommes (ok, il n'a jamais été petit comme trois pommes , mais ça c'est une autre histoire!) et qui gagne maintenant sa vie en jouant au hockey. Je suis enrageée de voir que les dirigeants de la Ligue n'ont pas assez de couilles - dans ce sport où justement on dit en avoir besoin et que ces dites couilles doivent en plus être bien remplies de testostérone - n'ont pas assez de couilles disais-je, pour punir de façon exemplaire ce con de Chara. Dieu qu'il avait l'air épais quand il essayait de débattre son point de vue avec l'arbitre après son coup vicieux. J'aurais pu croire à son innocence si je l'avais vu, se jetter par terre d'inquiétude près de Paciorrett losrsque ce dernier s'est effondré. Aujourd'hui, il recevra sa punition des instances de la LNH... Malheureusement, je ne m'attends à rien et je me demande de plus en plus comment je vais faire pour continuer à ressentir de la joie quand je regarde mon sport.

La ligue n'a pas le choix de sévir et fortement... Sinon elle va perdre des joueurs... sur la glace... et dans les estrades.

lundi 7 mars 2011

Tempête...



Pont de l'Île-aux-Tourtes


... Juste pour vous dire que l'année dernière, mon amoureux nettoyait ses bâtons de golf à pareille date ET que sa première partie s'est jouée le 15 MARS... oui, oui, le 15 MARS à Vaudreuil-Dorion - c'était le seul terrain ouvert dans la région, mais quand même!

Hier, il m'a dit 15 fois - j'ai arrêté de compter après - qu'il avait hâte de jouer au golf.

Tempête oblige, nous travaillons tous les deux de la maison aujourd'hui. Je sens que la journée va être longue...

:)))

dimanche 6 mars 2011

Une belle nouvelle

Mardi je quitte pour Toronto!!!

Mon grand joue à Toronto et Hamilton... Ça sera un petit voyage entre filles, mon amoureux est retenu à cause du travail. J'ai une merveilleuse patronne qui comprend que voir son grand garçon après 6 mois d'absence est plus que nécessaire...

Je vous en donne des nouvelles!

je suis vivante...

la vie est folle... Heureuse, mais folle....

je pense à vous à tous les jours... Le temps d'écrire me manque...

Je vous reviens bientôt.

dimanche 13 février 2011

Départ et retour

Super beau voyage... Opulence, plaisir de la fourchette sans excès, chaleur, vent, soleil, bonne compagnie. 5 jours bien comptés, mais ô combien appréciés à Nevis Island dans les Caraïbes! Mon amoureux a obtenu cette petite parenthèse à notre hiver pour son travail de la dernière année. C'était bienvenu cet arrêt, cette chaleur, ce dépaysement.

La vie est si fragile, profitons donc de chaque moment qui nous est donné de vivre avec toute l'attention qu'il mérite. J'ai bien eu à me parler à quelques occasions alors que mes pensées voyageaient vers la Californie et MaLou d'amour. Mais j'ai réussi à me concentrer sur le moment présent en comprenant qu'il était inutile d'assombrir mon séjour. Je lui ai au contraire envoyé plein de cette tendresse bien sentie.

Aucune déprime non plus causée par le retour à l'hiver et sa neige. Au contraire, le home sweet home a été bien senti.

La preuve? Dimanche matin, encore au lit avec un bol de fruits bien arrosés de yogourt et bien sûr café.

Bonne semaine!

mardi 1 février 2011

L’impuissance…

C’est ce que je ressens depuis lundi. Un coup de téléphone m’apprenait que ma grande amie, MaLou - oui, c’est de notre amitié qu’est né TaLou — allait passer au bistouri. Pas joli du tout. Tumeur dévastatrice de grade 4 au cerveau. Trois mois à vivre si elle ne se laissait pas opérer. Le corps étranger se trouve dans le centre de la parole, de l’écrit, de la vue. Si tout se déroule bien à l’opération, il y aura réhabilitation, chimio, radio... Une histoire de merde en fait. Une histoire de fou. Une histoire qui me laisse impuissante.

Rien... rien ne nous prépare à ce genre de nouvelle. On ne veut pas se préparer à ce genre de nouvelle de toute façon. Impuissance quand tu nous tiens...

Ma chum est une battante, toute sa vie elle a poussé dans le derrière de tout le monde pour qu’ils aillent au bout d’eux-mêmes. C’est elle qui m’a appris à arrêter de dire « J’ai peur » alors que je quittais à peine l’adolescence pour entrer dans le monde adulte. Elle m’a éveillé à ma puissance de vivre.

Quand j’ai lu le texte-message d’une amie commune sur mon BlackBerry me demandant de lui faire signe quand j’aurai une minute qu’elle voulait m’appeler, j’ai su tout de suite qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec MaLou. Mais jamais je n’aurais pu imaginer l’horreur de la conversation qui allait suivre. Impuissante, je réussis à peine à avoir des émotions. Un bruit sourd bloque la sortie.

L’opération s’est bien passée. J’ai reçu des nouvelles vers minuit hier soir. Maintenant, j’attends des nouvelles de son réveil. Impuissante devant l’attente. J’ose tout de même l’espoir. L’espoir que l’opération ne lui ait pas laissé de séquelles permanentes, insurmontables... L’espoir qu’elle ait le goût de se battre, d’écrire une autre page de sa vie qui n’aura pas été commune. Impuissance...