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mardi 3 janvier 2012

Hahaha! C'est de famille!

Je savais que ma soeur avait des crises de cuisine comme moi! C'est un peu comme une maladie génétique qu'on partage... Elle m'a fait sourire d'une oreille à l'autre ce matin avec son courriel! Je vous le livre dans sa presque intégralité! J'aime notre folie familiale!

Je t'aime ma grande soeur!
______________________________

Clin d’œil des Îles petite soeur…

Ma crise de cuisine est terminée!!

8 pâtés aux poulet(restes de dinde),
10 tourtières,
15 lbs de bœuf strogonoff,
12 lbs de ragoûts de boulettes,
8 pains de viande,
Innombrables pots de bouillons,
2 quiches lorraines et pour finir ce matin :
Un beau gros pâté chinois dans le bol brun de maman!!

Quelques soupers de prêts pour les prochaines gardes!!
Et je vais peut-être commencer enfin à avoir faim…j’ai mal au cœur quand je cuisine…
Une autre maladie …

À quand ta prochaine crise de cooking à toi?? Tu viens de me redonner la piqûre!!!

Bonne journée!

Line
XX

Ajouter à sa liste, ma grande soeur vient de m'envoyer cet oubli : :))))

J’ai oublié aussi dans ma liste de recettes faites 2 batch de « Délicieuse soupe minestrone à Lou »

samedi 2 avril 2011

Le ménage!

Ma maison est propre, mais je ne mangerais pas sur le plancher à tous les jours de la semaine comme je pourrais le faire chez certaines personnes que je connais. Je n'ai jamais été obsessive compulsive pour le ménage. Ma mère m'a guérie bien jeune alors que j'essayais d'être la maman, la conjointe, la professionnelle, vous l,aurez compris, la femme parfaite.

« Ma fille, tu vas comprendre quelque chose très vite dans ta vie. Le ménage, c'est génial! »

Je l'ai regardé avec un air qui en disait long...

Fière d'avoir capté mon attention, elle a poursuivi : « Tu sais, les sorties avec les amies, les parties de hockey de Simon, les spectacles de danse de Camille, les petits soupers en tête-à-tête avec ton grand Jean, les chance de te réaliser dans ton travail, ils ne vont pas t'attendre. C'est plate, mais c'est comme ça.

Ton ménage, il est beaucoup plus généreux et attaché à toi... Il va toujours t'attendre. »

Je l'ai regardé et suis allée la rejoindre pour lui faire un gros câlin. Elle m'a guéri d'un seul coup. J'ai guéri beaucoup de mes amies et j'espère faire de même avec les jeunes femmes et jeunes mamans aujourd'hui.

« Ne vous en faites pas! Allez-y, vivez à plein le moment qui se présente à vous et soyez heureuse que votre ménage vous soit aussi fidèle. Il sera là, bien tranquille, à vous attendre. »

Et vous savez quoi? Avec cette perspective en tête, je n'ai plus jamais vu le ménage comme une corvée, mais comme un rendez-vous aussi. La musique dans les oreilles — vive mon iPod — ou simplement à fond la caisse dans la maison — quand ma gang de fainéants est partie, et c'est le party! Intense et rapide! Pas de niaisage, j'ai toujours autre chose de plus intéressant à faire!

Bon ménage!

mardi 1 février 2011

L’impuissance…

C’est ce que je ressens depuis lundi. Un coup de téléphone m’apprenait que ma grande amie, MaLou - oui, c’est de notre amitié qu’est né TaLou — allait passer au bistouri. Pas joli du tout. Tumeur dévastatrice de grade 4 au cerveau. Trois mois à vivre si elle ne se laissait pas opérer. Le corps étranger se trouve dans le centre de la parole, de l’écrit, de la vue. Si tout se déroule bien à l’opération, il y aura réhabilitation, chimio, radio... Une histoire de merde en fait. Une histoire de fou. Une histoire qui me laisse impuissante.

Rien... rien ne nous prépare à ce genre de nouvelle. On ne veut pas se préparer à ce genre de nouvelle de toute façon. Impuissance quand tu nous tiens...

Ma chum est une battante, toute sa vie elle a poussé dans le derrière de tout le monde pour qu’ils aillent au bout d’eux-mêmes. C’est elle qui m’a appris à arrêter de dire « J’ai peur » alors que je quittais à peine l’adolescence pour entrer dans le monde adulte. Elle m’a éveillé à ma puissance de vivre.

Quand j’ai lu le texte-message d’une amie commune sur mon BlackBerry me demandant de lui faire signe quand j’aurai une minute qu’elle voulait m’appeler, j’ai su tout de suite qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec MaLou. Mais jamais je n’aurais pu imaginer l’horreur de la conversation qui allait suivre. Impuissante, je réussis à peine à avoir des émotions. Un bruit sourd bloque la sortie.

L’opération s’est bien passée. J’ai reçu des nouvelles vers minuit hier soir. Maintenant, j’attends des nouvelles de son réveil. Impuissante devant l’attente. J’ose tout de même l’espoir. L’espoir que l’opération ne lui ait pas laissé de séquelles permanentes, insurmontables... L’espoir qu’elle ait le goût de se battre, d’écrire une autre page de sa vie qui n’aura pas été commune. Impuissance...

jeudi 13 janvier 2011

Jojo

Jojo, c'est ma belle-soeur. La grande soeur de mon amoureux. Nous sommes présentement avec elle à Latham, petit coin dans l'état de New-York aux USA.

Jojo a reçu le diagnostic de sclérose en plaque il y a de ça environ 15 ans. Aujourd'hui, elle se promène en chaise roulante électrique et est dépendante des soins des autres. Elle est constamment épuisée. Vous aurez compris que le concept "qualité de vie" est très abstrait pour elle. Malgré tout, elle trouve le moyen de rire, de s'amuser et, disons le candidement, de critiquer... :)

C'est justement parce qu'elle a encore l'énergie de critiquer, de se battre que nous nous retrouvons ici. Aujourd'hui, elle subira un premier examen diagnostic pour savoir si elle est un cas qui se prête à l'intervention du docteur Zamboni. Je laisse chercher les maniaques de l'information pointue, mais pour ceux et celles qui veulent un résumé, il s'agit d'une intervention somme toute assez mineure au niveau des veines (angioplastie). Cette intervention est interdite au Canada, de là notre présence ici.

Pour Jojo, c'est un peu le dernier espoir. Si elle peut récupérer qu'un certain pourcentage de sensation, ça en aura valu la chandelle. D'ailleurs demandez à la majorité des gens atteints de SP, c'est un point de vue partagé.

Bien que la procédure Zamboni soit controversée, aujourd'hui, Jojo est prête à prendre le risque de se retrouver un peu mieux...

On reconnecte plus tard...

vendredi 31 décembre 2010

That's it, that's all!

Nous y sommes... ou presque! C'est la veille du jour de l'an...

Pour moi, c'est toujours un temps de réflexion, que j'oublie malheureusement d'écrire pour pouvoir m'en souvenir en fin d'année suivante... ce n’est pas que je m'engage à mille et une résolutions, j'ai passé ce temps des promesses qui durent un mois tout au plus. C'est plutôt ce sur quoi je me suis arrêtée au cours de l'année. Les bonnes choses surtout. Ça requinque, pour l'année à venir il me semble.

Dans mon coeur de petite fille, oui, il est encore bien planté dans ma poitrine, c'est toujours les réveillons chez Oncle Raoul qui me viennent à l'esprit. C'était parmi mes moments préférés de l'année! Les plus drôles, les plus excitants!

Mon père était un homme de très peu de mots. Tous mes cousins en étaient très conscients et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils attendaient avec grande anticipation la partie de hockey traditionnelle du Canadien qui lançait immanquablement la soirée. L'oncle Maurice savait très bien que ces premiers commentaires avaient une telle importance. Ce serait les premiers grands éclats de rire de la soirée. Ceux qu'on se remémorerait l'année durant à chaque visite à Montréal chez les cousins. Vous aurez deviné que les années les plus fastes pour les commentaires auront été celles où Guy Lafleur jouait pour les Habs. Mon grand cousin Philippe se roulait par terre quand son oncle lapidait Bowman et les autres joueurs pas à la hauteur de Ti-Guy selon le grand manitou bien sûr. Nous étions une bonne vingtaine d'invités et hôtes installés au sous-sol dans les chaises disponibles selon une hiérarchie bien établie selon les rites de l'époque. Devant le téléviseur couleur, nous passions les dernières heures de l'année à aimer nos Canadiens et s'aimer entre nous aussi, car c'était ça l'amour, simplement être ensemble et partager un moment.

Quand les Canadiens avaient gagné leur match, c'était la plupart du temps ce qui se produisait à l'époque (comme quoi les temps changent vraiment!), on continuait de s'amuser. Les cousins en imitant les répliques des plus vieux, les jeunes en courant et en jouant à la cachette dans la belle maison de Raoul et Gilberte. Pour ma part, mon souvenir il était surtout derrière le bar de mon oncle! C'était mon coin de prédilection. J'avais le droit d'aider mon oncle à servir les invités. Wow! je me sentais si grande! J'avais le droit de servir du fort! Ma tâche consistait surtout à concasser la glace avec la légendaire machine de mon oncle. Je me sentais importante vous n'en avez pas idée. C'est certainement pour cette raison que mes cousins me l'ont donné quand mon oncle est décédé. Et c'est avec beaucoup de plaisir que j'en ai donné la garde à temps plein officielle à mon grand frère cette année. Parce qu'au fond, mon plaisir il était de faire plaisir aux autres avec la machine... et ce plaisir mon frère y goûtera pleinement alors que moi je ne prends presque jamais de glace...

Ce soir, je laisserai partir 2010 sans trop de regrets. Cette année a été tellement intense que j'ai de la difficulté à reprendre mon souffle pendant la période de vacances qui vient avec le temps des fêtes. Rien à me plaindre du point de vue des événements au contraire. Plein de belles choses sont venues animer cette année. C’est juste qu'il y en a tellement eu qui se sont chevauchées, que je n'ai pas l'impression de les avoir appréciées à leur juste valeur.

Je veux principalement de la santé. À 20 ans + 30 ans d'expérience, c'est ce qui s'impose d'emblée dans ma tête comme le voeu le plus important parmi tous ceux que je souhaite aux personnes que j'aime. Ensuite l'amour, l'harmonie, l'abondance dans tout et un peu plus de paix sur notre belle planète.

Aussi, après les révélations de l'année 2010, un peu plus d'intégrité de la part des gens qui nous gouvernent ne ferait certainement pas de tort.

That's it, that's all!

Bonne année à tousssss!

samedi 18 décembre 2010

Partage... et gros bon sens...

Mon groupe d'amies - lire de bonnes femmes du coin solidement liées d'amitié grâce au partage de toutes ces années à élever notre marmaille - a décidé de changer notre tradition et de faire notre repas de Noël chez l'une d'entre nous cette année. Nous recherchions une atmosphère plus intime. Après avoir contribué aux dépenses liées au repas, chaque fille a remis 25$ et nous avons choisi une famille monoparentale (mère avec son petit garçon de 2 ans) de façon anonyme dans les deux sens pour remettre le fruit de ce que nous avons épargné...

La dame de l'organisme nous a fait plusieurs suggestions. Les cartes cadeaux sont très populaires, car pratiques. Elles donnent un peu d'autonomie aux familles quant au quoi et au quand. Des cartes de restaurant comme chez St-Hubert, de pharmacies, de magasins de grandes surfaces (épiceries, Winners, etc.). J'ai demandé à la dame du service de contacter notre petite maman d'adoption pour lui demander si elle voulait des cartes en particulier.

Quand l'organisme lui a demandé ce qu'elle voulait, elle a dit que son fils ne comprenait pas encore ce qu'était Noël et les cadeaux, mais qu'il ne comprenait pas non plus pourquoi maman ne lui donnait pas toujours à manger lorsqu'il avait faim...

Notre jeune maman a de la difficulté à se nourrir et nourrir son fils adéquatement ces derniers temps. Elle a donc demandé qu'on lui donne des cartes cadeaux ET, si possible, que cette carte soit de Super C, car c'était là que la nourriture coûtait le moins cher...

« Juste de la nourriture, ça va m'aider pour vrai et pour un petit bout de temps je n'aurai pas à m'en faire avec ça... »

Alors on lui remettra 275$ de cartes Super C mardi prochain.

Pas besoin de préciser que notre repas avait une saveur indescriptible hier... Une épice subtile, tout en douceur...

Partage... C'est de ça que le p'tit Jésus parlait non? Trop de gens écoutent maintenant Dieu-consommation et passent à côté d'une belle occasion de se donner le plus beau des cadeaux...

Je me fous du nom qu'on donne à son Dieu, moi je l'appelle la vie... Et les actions de la vie, ça devrait toujours être guidé avant tout par l'amour...


dimanche 5 décembre 2010

Soirée réussie!

Voilà le résultat! Pas si mal hein? Ma fille et ses merveilleuses/adorables copines ont décoré l'arbre.

Couplé d'un super repas où fondue fromage aux champignons sauvages, fondue au fromage aux tomates et fondue chinoise au poulet... Ce fût tout à fait réussi!

Merci les filles, et pour l'arbre et pour votre présence!

En passant, la boîte Tiffany... il n'y a rien dedans. Camille trouvait que c'était vide sous l'arbre. Pour faire chic, elle a récupéré la boîte d'un trophée reçu par son papa! :)

Ne reste plus qu'à déposer les trouvailles de l'enfer du magasinage sous l'arbre... J'aime Noël, mais je déteste le magasinage... Paradoxe? On serait porter à le croire avec toute la consommation qui entoure cette fête qui n'est plus religieuse depuis une éternité... Mais je finis souvent par trouver des choses qui donnent encore du sens au partage... Une thématique, de vieux souvenirs attachés au cadeau et cette année, il y aura même du recyclage... On s'en reparle après le 25!

On reconnecte plus tard!

samedi 4 décembre 2010

Mon beau sapin...

Aujourd'hui, c'est au tour de l'arbre... Ben oui, l'arbre de Noël. C'est un vrai qu'on décore de vieilles boules et de vieux ornements qu'on a collectionnés au fil des ans. Ce n'est pas pour me vanter, mais il est beau notre arbre.

Mais là, tout à coup, je me pose des questions. Je suis sceptique de la rectitude d'avoir un VRAI arbre de Noël... Est-ce écologique, est-ce dans le respect de l'économie durable? Est-ce que je suis en train de contribuer à la déforestation du Québec? Ouin, ça vous gâche un party de la journée de décoration de l'arbre toutes ces questions...

J'ai décidé de faire de bien petites recherches car je m'y connais très peu en matière de retombées environnementales. Mes résultats de recherche sont les suivantes: si l'arbre est de production locale, il n'y a pas de problème car ces terres ne sont pas cultivables de toute façon. Aussi, le transport est alors minimal. Enfin, l'option d'un sapin dans un pot semble encore meilleure car on peut planter notre sapin dans la terre, à même le pot, et s'en resservir l'Année suivante.

On va envoyer le grand chum faire du magasinage écolo...

On se reconnecte plus tard!

samedi 18 septembre 2010

Comme une ermite

Ça doit faire... ça doit faire tellement longtemps que je ne me rappelle plus la dernière fois que ça s'est produit dans ma vie. Je suis seule chez moi, dans mes affaires, avec moi-même... et ma belle Brooklyn, mon Golden Retriever pour ceux qui ne la connaisse pas encore. Je suis seule et j'aime ça. C'est un bonheur énorme, une méditation continue avec mon âme sauf pour les petites interruptions de Brooky qui demande la porte pour son pipi.

Je regarde dehors et je ne veux pas sortir... sauf pour aller faire une marche. Je suis sollicitée par toutes sortes de petites courses que je pourrais aller faire, mais je ne veux pas sortir de chez moi. Je suis tellement bien. Je me réveille ce matin avec aucune inscription à mon ordre du jour et j'aime ça. Et en bonus, j'entends un cardinal s'égosiller près de ma fenêtre.

Je ne me souviens honnêtement pas de la dernière fois où je n'ai eu que moi-même à m'occuper tout en étant dans ma maison. Être chez des amies, ça, je connais, on appelle ça des Va-cances. Mais chez moi? Pour 5 jours? C'est nouveau, ce sont mes premières reste-cances... et j'aime plutôt ça.

Je fais ce que je veux, quand je veux... me suis réveillée à 3 h 30 cette nuit - parce que je m'étais couchée à 20 h hier soir — et j'ai simplement allumé la lumière et pris mon livre. J'ai lu jusqu'à 5 h et me suis tout simplement rendormie.

Je pense que, comme Virginia Wolf, je veux une chambre à moi. Ça devient de plus en plus évident. Non, mais on se fend en quatre pour que nos enfants aient leur chambre pour leur intimité, leur autonomie! Pourquoi comme adulte se retrouve-t-on dans la même chambre... pendant... 25 ans maintenant? Prochain projet, une chambre à moi. Je ne sais pas quand, je ne sais pas où, mais vivement une chambre où je pourrai jouer à l'ermite comme bon me semble!

Tiens, c'est dit!

lundi 13 septembre 2010

Atteindre un rêve...

Moi, je trouve qu'il porte le rouge plutôt bien mon petit garçon...

Belle performance lors du match du tournoi des Rookies des Maple Leafs de Toronto qui se tient en ce moment à London en Ontario.

C'est tout un engagement dont ce jeune homme fait démonstration depuis l'âge de 15 ans.

Je lui souhaite du fond du coeur de réaliser son rêve... Il y travaille vraiment fort, rien n'est gratuit, surtout pas lorsque la visée est aussi grande!

Ne lâche pas mon homme!

samedi 28 août 2010

Le grand garçon quitte aujourd'hui...

On finit par s'habituer à ses départs prolongés.

J'ai de la gratitude dans le coeur... il s'en va jouer au hockey, pas en Afghanistan...

Go Rock'em !

Bonne saison mon amour!

vendredi 13 août 2010

Un an déjà - RIP La mamma



C’est drôle... La maudite chanson déchirante que j’ai dans la tête depuis deux jours est exactement la même qu’il y a un an. La seule différence est que je ne sanglote plus, c’est plus calme, les larmes se bousculent moins à la sortie...

Aujourd'hui, c’est maman que je vois quand le grand Charles chantait La mamma. Quelle extraordinaire dramaturge elle était notre mamma... On aurait pu croire facilement qu'Aznavour avait écrit la chanson pour elle et qu'il lui avait dit en secret.

Ce matin, je suis habitée de mélancolie. Pas de la grande tristesse, juste une douce mélancolie... Parce qu’hier, j’ai jasé avec quelqu’un, une jeune femme de 34 ans, belle comme un coeur. Au cours de la dernière année, elle a perdu dans l’ordre, son grand-père, sa grand-mère, sa mère et dernièrement son père, son plus grand fan. C’est une ancienne athlète. Il venait encore la voir dernièrement à toutes ses parties de balle-molle. Elle lançait pour son équipe, son père était son coach. Depuis qu’il est décédé, elle n’est plus capable de lancer. Quand je lui ai parlé hier, je lui ai dit que si elle ne se bottait pas le derrière au plus vite pour faire son premier lancer, c’est son père qui allait s’en mêler. Ça l’a fait beaucoup rire et du coup elle a découvert une autre perspective possible, elle va le faire pour lui... Pour éviter qu’il revienne lui botter le ... J’ai hâte de voir si ça va l’aider pour la prochaine partie.

Tout ceci pour dire qu’hier soir, au retour à la maison, je n’ai pu que remercier la vie qui, malgré l’âge avancé de mes parents à ma naissance, m’a laissé profiter de la présence de l’un d’eux jusqu’à l’âge de 48 ans... Je me suis trouvée chanceuse...


Y'a tant d'amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma
Y'a tant de larmes et de sourires
A travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras …

Allez le voir le grand Charles en 2000, live in concert!!! Du bonbon...


http://www.youtube.com/watch?v=rU0wYcO2Pdk&feature=related


LA MAMMA – Charles Aznavour
Ils sont venus
Ils sont tous là
Dès qu'ils ont entendu ce cri
Elle va mourir, la mamma
Ils sont venus
Ils sont tous là
Même ceux du sud de l'Italie
Y'a même Georgio, le fils maudit
Avec des présents pleins les bras
Tous les enfants jouent en silence
Autour du lit ou sur le carreau
Mais leurs jeux n'ont pas d'importance
C'est un peu leurs derniers cadeaux
A la mamma

On la réchauffe de baisers
On lui remonte ses oreillers
Elle va mourir, la mamma
Sainte Marie pleine de grâces
Dont la statue est sur la place
Bien sûr vous lui tendez les bras
En lui chantant AveMaria
Ave Maria
Y'a tant d'amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma
Y'a tant de larmes et de sourires
A travers toi, toi la mamma

Et tous les hommes ont eu si chaud
Sur les chemins de grand soleil
Elle va mouri, la mamma
Qu'ils boivent frais le vin nouveau
Le bon vin de la bonne treille
Tandis que s'entrassent pêle-mêle
Sur les bancs, foulards et chapeaux
C'est drôle on ne se sent pas triste
Près du grand lit et de l'affection
Y'a même un oncle guitariste
Qui joue en faisant attention
A la mamma

Et les femmes se souvenant
Des chansons tristes des veillées
Elle va mourir, la mamma
Tout doucement, les yeux fermés
Chantent comme on berce un enfant
Après une bonne journée
Pour qu'il sourie en s'endormant
Ave Maria
Y'a tant d'amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma
Y'a tant de larmes et de sourires
A travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras …

vendredi 9 juillet 2010

Ma fille, la dépensière...

Ma fille est une grande dépensière. Sans grande référence à la valeur de l'argent donc du travail, est-elle bien différente des autres jeunes de son âge? Je crois qu'elle n'est pas parmi les exemples à citer pour le sens de l'économie, elle vit au jour le jour... sa devise : quand il n'en reste plus, j'arrête de dépenser. Mais encore...

La carte de crédit qui devait servir en cas d'urgence est rapidement devenue le moyen de subvenir à certains besoins incontournables, comme payer son essence... pour pouvoir aller travailler.

L'apprentissage du budget et de la projection des besoins financiers — planification de voyages et autres dépenses — s'annonce ardu.

Toutefois, j'ai eu une lueur d'espoir quand je lui ai demandé de me rendre sa carte de crédit ce matin comme nous l'avions convenu lors d'une entente plus tôt cette semaine. Quand je lui ai demandé de me la rendre ce matin, elle m'a dit qu'elle l'avait gelée. Du coup, j'ai bien aimé sa réponse, mais j'attendais toujours qu'elle me la rende. C'est alors qu'elle m'a dit qu'elle ne l'avait pas, qu'elle l'avait gelée dans un bloc de glace pour geler ses dépenses. Elle s'est alors levée pour se rendre au réfrigérateur et retirer du congélateur le bloc de glace que vous voyez et dans lequel se trouve sa carte!

Comment voulez-vous ne pas pleurer de rire devant le sens de l'humour de ma merveilleuse fille! Elle est un soleil dans ma vie.

Un sens de la répartie, de l'humour et de la dérision incroyable, une très belle sensibilité et des valeurs d'une grande solidité font sa marque de commerce. C'est ça la vraie richesse.

mercredi 23 juin 2010

C'est pas parce que je pleure que je suis triste!

Non, mais c'est vrai! Ma famille, mes ami(e)s, même ceux qui me connaissent moins paniquent quand je pleure. Faut dire que je pleure souvent! Mais faut dire aussi que je pleure très, très rarement parce que je suis vraiment triste.


Moi, je pleure parce que je m'émeus facilement. Je vous raconte cette anecdote. Je me souviens de ce jour d’automne où j’ai assisté avec ma mère au simple dépouillement d’un arbre de toutes ses feuilles à cause d’un grand vent qui déferlait. Maman me racontait ce qu’elle voyait et ce qu’elle ressentait dans sa belle tête de poète à la vue de ce spectacle de la nature avec une telle émotion qu’on a fini ça en pleurant toutes les deux à chaudes larmes. Jamais plus je n’ai regardé tomber les feuilles d’un arbre de la même façon. Je suis la fille de Cécile et le fruit ne tombe jamais loin de l'arbre. Ma mère avait ce don pour la passion, la sensibilité pour laquelle je n'ai jamais rencontré d'égal, sauf peut-être ses propres enfants. Comme nous nous le disons entre nous, sous sommes des braillards.


C'est vrai quand je dis que je pleure très rarement parce que j'ai de la peine. Il reste que les gens ne le comprennent pas et que ça les rend mal à l'aise. Je dois rapidement m'expliquer à ceux qui ne me connaissent pas beaucoup. « Ce n'est rien, que je leur dis avec un grand sourire dans le visage, je vais rire dans deux minutes!


J'aime être comme je suis, facilement émue. Le bonheur est tellement plus facile à reconnaître quand il nous en faut peu pour le laisser entrer en nous. C'est un peu ça que je ressens quand je pleure, un mélange quelque part entre le bonheur et la tristesse. Délicieux mélange, je sais. Ma mère me l'avait dit...


dimanche 20 juin 2010

Mon père est plus fort que le tien!

C'est la fête des Pères. Ces hommes qu'on aime, qu'on admire. Ces hommes qui nous réconfortent quand on a peur, qui nous consolent en cachette quand maman est trop sévère, qui bien souvent nous donnent la confiance nécessaire pour avancer et explorer la vie.

Le mien est décédé il y a 20 ans et quelques jours déjà. Le mien aussi était plus fort que le tien! Maurice ne parlait pas beaucoup et bien sûr, lorsqu'il le faisait, personne ne voulait manquer un mot de ce qu'il disait. Mon père c'était ma sécurité, mes racines dans la terre... c'était mon arbre. C'était un homme sans grande histoire. Un homme simple, affable, discret. Ce qui ne l'empêchait pas d'être taquin.

De toute ma vie, il ne m'a punit qu'une seule fois. J'ai 6 ans tout au plus. Les soeurs de ma mère, Tante Rollande et Tante Thérèse viennent nous visiter régulièrement à Thurso. La partie de hockey est diffusée exceptionnellement en après-midi. Comme toujours, je regarde la partie bien installée par terre, adossée sur la gauche du fauteuil de mon papa. C'est MA place qu'on se le tienne pour dit.

Voilà que ma mère et mes tantes se mettent à jaser... d'autres choses que de hockey et c'est assez animé. C'est une règle que je n'ai jamais transgressée. Quand on regarde le hockey avec Maurice, on regarde le hockey... on ne parle pas cuisine!

Me voilà bien ennuyée parce que j'entends mal les commentaires de René Lecavalier. J'attends un peu, faut quand même restée polie, mais plus le temps passe plus ça jase fort et moins j'entends ce qui se dit à la télé. Je suis bien étonnée que mon père ne s'impatiente pas et ne rétablisse pas la situation. Silence, on écoute le hockey! ... Ce n'est pas mon père qui l'a dit, c'est moi.

Silence dans le salon. Ma mère a dû s'étouffer avec sa gorgée de thé, mes tantes ne disent pas un mot non plus. Je sens simplement le doigt de mon père sur mon épaule. Je me retourne pour le voir me pointer la direction de ma chambre. C'est tout ce qu'il dit: « Ta chambre». Je me lève sans dire un mot. Je suis estomaquée, que dis-je, foudroyée! Mon père qui me punit?

Je suis restée dans ma chambre pour le reste de la partie et bien au-delà. Le souper avait eu lieu, ils en étaient au dessert. Ma mère, probablement aussi décontenancée que moi, n'osait rien dire. J'ai ramassé tout mon courage et j'ai enfin ouvert la porte de ma chambre : «Papa, est-ce que je peux sortir?»

Tellement peu habitué de punir qui que ce soit dans la maison, il m'avait complètement oublié! Mon père m'avait oublié. Il s'est confondue en excuse, le pauvre, il était tellement malheureux. Aucun besoin de vous dire que dans la semaine qui a suivi, j'ai eu pas mal tout ce que je voulais. Des chips et du chocolat au dépanneur jusqu'aux permissions de veiller plus tard pour regarder Ô ultime bonheur, Moi et l'autre. Après une semaine de ce cirque, ma mère a mis son pied à terre, ça avait assez duré. Elle a demandé à mon père de retourner à ses vieilles habitudes et de la laisser s'occuper de la discipline...

Mon daddy, il était vraiment plus fort que le tien...

Aujourd'hui, je dis bonne fête des pères à ceux que j'aime en commençant par celui de mes enfants. C'est un merveilleux papa lui aussi. Nos deux enfants le lui témoigneront aujourd'hui. Moi aussi, une petite sortie est prévue avec lui pour aller acheter le dernier gadget de golf disponible!!!

Bonne fête des pères aussi à tout ceux qui ne sont pas les pères biologiques, mais qui agissent avec les enfants de leur femme comme si c'était les leurs. On en connaît de plus en plus et c'est important de leur dire à eux aussi.

On reconnecte plus tard...


mercredi 16 juin 2010

La bella vita!

Un repas en famille, c'est rare chez nous, mon garçon n'est pas souvent avec nous grand expatrié qu'il est. Mais quand ça arrive, quand ça se passe comme si rien n'avait jamais changé, c'est du bonheur, du gros bonheur.

Et puis, quand ça se termine par une petit tour d'auto avec soeurette juste pour le plaisir d'être tous les deux ensemble, que mon amoureux ramasse la table et que ma belle Brooklyn vient me harceler en pesant très fort avec son museau sur ma main qui tente de taper ce court billet pour que je m'occupe d'elle, c'est avec beaucoup de contentement que la blogueuse se prépare à aller se coucher.