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samedi 17 décembre 2011

Magasinage de Noël...

... TERMINÉ!

Je déteste le magasinage... comme un vrai gars.

Je vous ai sûrement déjà dit qu'à bien des égards je suis un gars déguisé en fille. Je pense que l'aspect du magasinage est le plus important. Dans les centres, vous savez au centre des allées où on trouve les hommes assis bien relaxes à lire ou simplement à regarder le monde passer... C'est mon spot préféré quand je suis forcée de me pointer le nez dans un centre commercial.

Et il y a trente minutes, j'ai coché le dernier cadeau de ma liste. J'ai même un cadeau d'extra, au cas où j'aie oublié quelqu'un . Yééééééé!

Mômannnnnnnn! J'ai finiiiiiiii!

Maintenant, on va vraiment profiter du temps des fêtes

:)

samedi 3 septembre 2011

Mimi, suite et fin

C'est fait, j'ai parlé avec Mireille. En fait, c'est maintenant Mimi et Talou entre nous deux.

Je lui ai dit qu'elle est un grand soleil dans ma vie. Ses petits yeux m'ont dit que j'en étais un aussi. Je lui ai dit que je souhaitais que ça reste comme ça. Que j’aimerais qu'on s'accueille comme un cadeau quand on se voit, que je souhaite que ça reste simple.

— Il y a des semaines où je ne viendrai pas du tout, d'autres où ce sera 5 jours peut-être. Je ne sais pas à l'avance, ma vie est comme ça.

— Ouais, c'est ben correct ça. Pis en plus, tu peux pas me donner 5$ à chaque fois. La vie coûte cher pour toi aussi, ça pas de bons sens que tu fasses ça.

Elle me l'a dit avec l'index dans les airs. Elle était sérieuse la madame! Je lui ai rappelé que parfois c'était des amis à moi qui avançait le 5$ pour que je lui donne.

Alors nous sommes libres! Pas d'inquiétude, si je n'y suis pas une journée ou deux ou toute une semaine. De son côté, pas de dépendance ou d'attente.

C'est tellement un beau rayon de soleil dans nos vies lorsque celles-ci se croisent. Mimi m'a annoncé que le BS est maintenant rentré. C'est donc quelques matins par semaine qui seront passés à faire autre chose que de mendier. Ses projets artistiques en profiteront qu'elle me dit... Je vois la passion dans ses yeux. Je suis rassurée, ça va aller pour le moment. L'espoir est toujours présent...




mercredi 17 août 2011

Mimi... (2)

Aujourd'hui, elle trépignait quand elle m'a vu.

— Comment ça va Mireille?

— Bien! Je me suis lavé la tête... Après 4 jours, ça fait du bien!

— Tu es belle comme un coeur, que je lui réponds.

— Bah! L'important, c'est d'être beau à l'intérieur. Pis moi madame, je peux vous le dire, ça fait une couple de jours que je vous vois aller, pis je peux vous dire que vous êtes belle en sapristi en dedans...

— Bien moi, je peux vous dire une chose aussi. Pour pouvoir voir quelque chose chez quelqu'un d'autre, il faut d'abord l'avoir en dedans de nous... Vous êtes pas mal belle en dedans Mireille!

Et la voilà qui se remet à avoir le pot!

— Mireille! Arrêtez de pleurer, vous allez me faire pleurer aussi! — que je lui dis avec un grand sourire.

Et la voilà qui, pour me faire sourire au lieu de pleurer, décide de me faire une petite danse coquette!

Et moi, ma journée est faite et il n'est que 7 h 40!

— Hahaha! Bonne journée Mireille!

Et je la quitte alors qu'elle danse encore...

Maintenant, après avoir échangé aujourd'hui avec des experts de la rue, j'ai un grand défi. Si je veux continuer cette relation, je dois m'assurer que les enjeux sont clairs avec elle. Nous devons profiter l'une de l'autre au maximum, mais il ne faut pas qu'elle devienne dépendante de notre relation, tant pour le 5 $ que pour la relation elle-même. C'est le danger qui guette les personnes en difficulté comme Mireille.

Tout un défi, tant pour moi que pour elle... parce que l'amour, c'est une drogue forte, très forte.

mercredi 10 août 2011

Avez-vous un peu de change s.v.p.? (suite)

Je l'ai revue.

C'était lundi. Je l'ai vu de loin cette fois. Un beau jeune homme noir débarquant de l'autobus lui a donné de l'argent et lui a dit quelque chose. Tout de suite, elle s'est mise à pleurer comme avec moi. Je me suis approchée d'elle...

— Pourquoi vous pleurez?

— Bien, je suis sensible et il m'a dit des choses gentilles.

— J'ai de la misère à le croire, mais vous êtes plus braillarde que moi — que je lui ai dit avec un sourire et en lui caressant la joue.

— C'est parce que je suis très sensible.

On le serait pour moins que je me suis dit.

— Comment ça va aujourd'hui?

— Mieux! Je me suis reposée en fin de semaine.

— C'est quoi votre nom?

— Mim.... Mireille.

Elle m'a presque dit Mimi, mais s'est gardé une petite gêne. Ça doit être réservé aux intimes...

— Mireille qui?

Voyant qu'elle hésite, je la rassure.

— C'est juste que c'est important pour moi de savoir votre nom. Vous êtes quelqu'un. Pas un numéro ou une sans nom.

Rassurée elle m'a donné son nom de famille.

Je lui ai versé mon billet de 5 $ dans sa tasse Tim Horton. Elle m'a regardé sans trop comprendre encore.

— Passez une belle journée Mireille!

— OK! Vous aussi là!

Je suis repartie, le coeur un peu plus rempli.

Mardi, aucune trace de Mireille. Je suis un peu inquiète, mais bon il ne faut pas tomber dans l'angoisse non plus. Ça n'a rien d'utile.

Ce matin, elle était là. J'étais contente de la voir. Elle m'a reconnue de loin et m'a accueilli avec un sourire.

— Comment ça va Mireille ce matin?

— Ça va bien. Et vous?

— Je suis contente de vous voir. C'est une belle journée avec de beaux nuages! Vous ne brûlerez pas sous le soleil au moins! Qu'est-ce qu'il y a de nouveau dans votre vie?

Elle commence à se dandiner de plaisir. Je me demande même si elle n'est pas un peu ivre...

Mais non, elle est simplement excitée.

— Bien là, j'ai travaillé sur un projet d'art! Et ça va bien. Je vais présenter ça au gouvernement!

Et je comprends que tout est là. Tout est dans l'espoir. Quand l'espoir est présent dans nos vies, même s'il se révèle faux en fin de compte, il aura tout de même agi en catalyseur d'énergie, de lueur de bonheur...

— C'est merveilleux Mireille! Je suis très contente. Lâchez pas ça. C'est une très bonne nouvelle.

Je lui glisse mon petit 5 $ dans sa tasse. Elle me regarde toujours avec son air ahuri.... Moi, je souris.

— Bonne journée Mireille!

— À vous aussi!

Et puis un bel homme passe près de nous. Il la salue, je crois qu'elle le reconnaît!

- Hello Sir!

Il la salue à son tour. Je reprends mon chemin, le coeur encore un peu plus rempli.

Zoreilles, c'est promis. Le p'tit 5 $ de lundi, je lui donne en ton nom et je lui fais la bise pour toi!

C'est fou ce que donner un p'tit 5 $ apporte dans une vie! En fait, ça n'a pas de prix!




samedi 2 avril 2011

Le ménage!

Ma maison est propre, mais je ne mangerais pas sur le plancher à tous les jours de la semaine comme je pourrais le faire chez certaines personnes que je connais. Je n'ai jamais été obsessive compulsive pour le ménage. Ma mère m'a guérie bien jeune alors que j'essayais d'être la maman, la conjointe, la professionnelle, vous l,aurez compris, la femme parfaite.

« Ma fille, tu vas comprendre quelque chose très vite dans ta vie. Le ménage, c'est génial! »

Je l'ai regardé avec un air qui en disait long...

Fière d'avoir capté mon attention, elle a poursuivi : « Tu sais, les sorties avec les amies, les parties de hockey de Simon, les spectacles de danse de Camille, les petits soupers en tête-à-tête avec ton grand Jean, les chance de te réaliser dans ton travail, ils ne vont pas t'attendre. C'est plate, mais c'est comme ça.

Ton ménage, il est beaucoup plus généreux et attaché à toi... Il va toujours t'attendre. »

Je l'ai regardé et suis allée la rejoindre pour lui faire un gros câlin. Elle m'a guéri d'un seul coup. J'ai guéri beaucoup de mes amies et j'espère faire de même avec les jeunes femmes et jeunes mamans aujourd'hui.

« Ne vous en faites pas! Allez-y, vivez à plein le moment qui se présente à vous et soyez heureuse que votre ménage vous soit aussi fidèle. Il sera là, bien tranquille, à vous attendre. »

Et vous savez quoi? Avec cette perspective en tête, je n'ai plus jamais vu le ménage comme une corvée, mais comme un rendez-vous aussi. La musique dans les oreilles — vive mon iPod — ou simplement à fond la caisse dans la maison — quand ma gang de fainéants est partie, et c'est le party! Intense et rapide! Pas de niaisage, j'ai toujours autre chose de plus intéressant à faire!

Bon ménage!

jeudi 13 janvier 2011

Jojo

Jojo, c'est ma belle-soeur. La grande soeur de mon amoureux. Nous sommes présentement avec elle à Latham, petit coin dans l'état de New-York aux USA.

Jojo a reçu le diagnostic de sclérose en plaque il y a de ça environ 15 ans. Aujourd'hui, elle se promène en chaise roulante électrique et est dépendante des soins des autres. Elle est constamment épuisée. Vous aurez compris que le concept "qualité de vie" est très abstrait pour elle. Malgré tout, elle trouve le moyen de rire, de s'amuser et, disons le candidement, de critiquer... :)

C'est justement parce qu'elle a encore l'énergie de critiquer, de se battre que nous nous retrouvons ici. Aujourd'hui, elle subira un premier examen diagnostic pour savoir si elle est un cas qui se prête à l'intervention du docteur Zamboni. Je laisse chercher les maniaques de l'information pointue, mais pour ceux et celles qui veulent un résumé, il s'agit d'une intervention somme toute assez mineure au niveau des veines (angioplastie). Cette intervention est interdite au Canada, de là notre présence ici.

Pour Jojo, c'est un peu le dernier espoir. Si elle peut récupérer qu'un certain pourcentage de sensation, ça en aura valu la chandelle. D'ailleurs demandez à la majorité des gens atteints de SP, c'est un point de vue partagé.

Bien que la procédure Zamboni soit controversée, aujourd'hui, Jojo est prête à prendre le risque de se retrouver un peu mieux...

On reconnecte plus tard...

samedi 18 décembre 2010

Partage... et gros bon sens...

Mon groupe d'amies - lire de bonnes femmes du coin solidement liées d'amitié grâce au partage de toutes ces années à élever notre marmaille - a décidé de changer notre tradition et de faire notre repas de Noël chez l'une d'entre nous cette année. Nous recherchions une atmosphère plus intime. Après avoir contribué aux dépenses liées au repas, chaque fille a remis 25$ et nous avons choisi une famille monoparentale (mère avec son petit garçon de 2 ans) de façon anonyme dans les deux sens pour remettre le fruit de ce que nous avons épargné...

La dame de l'organisme nous a fait plusieurs suggestions. Les cartes cadeaux sont très populaires, car pratiques. Elles donnent un peu d'autonomie aux familles quant au quoi et au quand. Des cartes de restaurant comme chez St-Hubert, de pharmacies, de magasins de grandes surfaces (épiceries, Winners, etc.). J'ai demandé à la dame du service de contacter notre petite maman d'adoption pour lui demander si elle voulait des cartes en particulier.

Quand l'organisme lui a demandé ce qu'elle voulait, elle a dit que son fils ne comprenait pas encore ce qu'était Noël et les cadeaux, mais qu'il ne comprenait pas non plus pourquoi maman ne lui donnait pas toujours à manger lorsqu'il avait faim...

Notre jeune maman a de la difficulté à se nourrir et nourrir son fils adéquatement ces derniers temps. Elle a donc demandé qu'on lui donne des cartes cadeaux ET, si possible, que cette carte soit de Super C, car c'était là que la nourriture coûtait le moins cher...

« Juste de la nourriture, ça va m'aider pour vrai et pour un petit bout de temps je n'aurai pas à m'en faire avec ça... »

Alors on lui remettra 275$ de cartes Super C mardi prochain.

Pas besoin de préciser que notre repas avait une saveur indescriptible hier... Une épice subtile, tout en douceur...

Partage... C'est de ça que le p'tit Jésus parlait non? Trop de gens écoutent maintenant Dieu-consommation et passent à côté d'une belle occasion de se donner le plus beau des cadeaux...

Je me fous du nom qu'on donne à son Dieu, moi je l'appelle la vie... Et les actions de la vie, ça devrait toujours être guidé avant tout par l'amour...


samedi 11 décembre 2010

Quand travail = engagement, solidarité, plaisir, ça ne peut qu'être passionnant.

Je reviens d'une journée colloque suivi d'une soirée de Noël pour la compagnie où je travaille comme consultante. WOW! C'était génial. Élaborée de mains de maître, cette journée sera longtemps gravée dans ma mémoire. Du punch, du rythme et le tout sans tomber dans le gros pompage d'esprit d'équipe du genre Think big (lire à l'américaine ici).

La gestionnaire de plus haut niveau présente, notre vice-présidente, est le plus bel exemple d'équilibre homme-femme qu'il m'ait été donné d'observer. Pas du genre une main de fer dans un gant de velours, ça on connaît et c'est devenu la façon classique de décrire une femme qui dirige comme un homme. Nenon, une femme qui s'assume pleinement. Une femme qui incarne un plein usage des forces de la femme et des forces de l'homme. Une ying-yang pour les ésotériques de ce monde... Un être fichument intègre.

Pour finir la partie travail de la journée, on nous a remis une carte de club privé, le Zénith et ntre belle vice-présidente nous a fait prêter serment à voix haute sur les quatre grandes lignes directrices du club. De l'engagement en passant par la solidarité et le plaisir de travailler pour finir par le plus important... Ça allait à peu près comme suit:

«Je m'engage à ce que tout ce qui se passe après 23 heures dans notre club, reste dans notre club.»

Les festivités de la soirée étaient lancées... Repas fabuleux, bon vin, des prix de présence généreux, accès à des tables de air-hockey, de pool et même une station de wii (laquelle a été remise à une collègue comme prix), de la musique d'enfer.

Malheureusement, je dois terminer mon récit ici... :)

On se reconnecte...

samedi 4 décembre 2010

Mon beau sapin...

Aujourd'hui, c'est au tour de l'arbre... Ben oui, l'arbre de Noël. C'est un vrai qu'on décore de vieilles boules et de vieux ornements qu'on a collectionnés au fil des ans. Ce n'est pas pour me vanter, mais il est beau notre arbre.

Mais là, tout à coup, je me pose des questions. Je suis sceptique de la rectitude d'avoir un VRAI arbre de Noël... Est-ce écologique, est-ce dans le respect de l'économie durable? Est-ce que je suis en train de contribuer à la déforestation du Québec? Ouin, ça vous gâche un party de la journée de décoration de l'arbre toutes ces questions...

J'ai décidé de faire de bien petites recherches car je m'y connais très peu en matière de retombées environnementales. Mes résultats de recherche sont les suivantes: si l'arbre est de production locale, il n'y a pas de problème car ces terres ne sont pas cultivables de toute façon. Aussi, le transport est alors minimal. Enfin, l'option d'un sapin dans un pot semble encore meilleure car on peut planter notre sapin dans la terre, à même le pot, et s'en resservir l'Année suivante.

On va envoyer le grand chum faire du magasinage écolo...

On se reconnecte plus tard!

lundi 29 novembre 2010

Question de savoir avant de décider... Ça fait du sens non?

Cliquez sur mon titre pour voir...


Entre autres, écouter la réplique de Pellerin à environ 1 minute 50 secondes...

... Et tout le reste bien sûr... des petits bijoux qui font réfléchir...

vendredi 22 octobre 2010

Journée d'automne et liberté

Le ciel et le soleil ce matin sont tous les deux complices d'une magnifique matinée d'automne. Je m'installe à mon ordinateur pour écrire mes histoires, puis je reçois une note d'une lectrice de mon petit blogue d'amour...

Ti-Lou, t'es oùoùoùoùoù?

Ben c'est ça, je suis là à écrire et travailler à joindre les deux bouts de ma vie (celle de l'écriture et celle du travail classique) et je ne prends même pas le temps de venir partager mes états d'âme sur la loi 115, sur l'impudeur des médias qui nous montre un homme malade affublé de sous-vêtements de femme partout dans les journaux et à la télé (voulez-vous me dire quosse ça donne de voir ça?). Mes états d'âme encore sur nos jeunes à qui le système du capitalisme-sauvage a laissé une drôle de valeur quant à la durabilité tant matérielle que relationnelle, peuvent bien être mélangés avec rien sur quoi s'appuyer «C'est les jeunes d'aujourd'hui» ! C'est nous qui les avons amenés là où ils sont!

Mais aussi je n'ai pas pris le temps de venir vous parler de l'avancement de mon projet (non je ne dirai rien d'autre que le fait que pour l'instant , on avance toujours dans la bonne direction et que je suis très reconnaissante de pouvoir travailler avec des personnes absolument extraordinaires). De vous dire aussi, combien je suis revigorée par ces journées d'automne que je qualifierais de croustillante à souhait avec ce ciel pur, ce soleil d'une luminosité unique à la saison et cet air vivifiant qui nous gèle le bout du nez tout en laissant aux pelures le soin de garder le reste bien au chaud.

Je voulais vous le dire ce matin. J'avais besoin de vous le dire ce matin.

Et je nous souhaite que bientôt, un passionné comme Guillaume Lemay-Thivierge réussisse à nous contaminer de sa belle vision pour à tout le moins nous sortir de cette bêtise Libérale Charestchienne qui nous tue à petits feux depuis déjà trop d'année.

On reconnecte plus tard...

jeudi 22 juillet 2010

S.V.P., tout sauf l’indifférence...

J’ai un client au centre-ville pour qui je travaille une journée par semaine. Le bureau est situé juste en face de l’hôpital St-Luc à Montréal. J’y vais tous les mardis et chaque fois, un itinérant est juste en face des marches – c’est au 2e étage – et accompagne les passants qui se présentent à la borne pour le stationnement. Shame on me, je réalise que je ne sais pas son nom.

C’est toujours la même chose. Les gens approchent la borne et il leur explique que la machine ne prend pas d’argent avant 9 h, car le stationnement n’est payant qu’à partir de cette heure. Les gens pestent, car leur rendez-vous à l’hôpital est à 9 h et attendre que la borne accepte le fric fait en sorte qu’ils sont en retard à leur rendez-vous, que ce soit par affaires ou encore médical. Du coup, il en profite pour demander une cigarette et parfois même de la petite monnaie. Le tout est très convivial, il ne fait aucune pression.

Souvent j’attends en haut des escaliers sur le petit balcon qu’un des employés arrive et m’ouvre la porte. Je regarde la scène et l’interaction en bas. Ce mardi, une famille attendait que la fameuse borne accepte l’argent pour acquitter les frais de stationnement. Cette famille n’est pas riche, c’est facile à voir, les vêtements, les coupes de cheveux, les dents manquantes à l’avant chez la dame, vous voyez le portrait. Néanmoins, je remarque la femme qui fouille furieusement dans sa sacoche et y retire de la monnaie qu’elle donne à son mari en lui faisant signe de donner le tout à mon contrôleur de circulation! Le mari s’empresse de donner la monnaie et elle de s’excuser en disant que « ce n’est pas grand-chose, mais c’est tout ce que j’ai. » Mon ami est heureux de sa récolte et lui témoigne sa gratitude par un sourire, il va sans dire édenté.

Arrive à peine quelques secondes plus tard, une blonde d’Outremont – ou était-ce de ville Mont-Royal – qui stationne sa Lexus juste en face et s’approche à son tour de la borne pour payer.

Édité suite à un message de Who...

Des détails me portent sérieusement à croire qu'elle a un rendez-vous d'affaires. Outre les talons hauts et l'habillement, elle a récupéré dans son auto, mallette et porte-documents...

Mon régulateur de circulation lui explique la situation, en fait tente de le faire... La pouffiasse agit comme s’il n’existait pas. Elle ne le regarde même pas et fait semblant d’être absorbée par d’invisibles préoccupations. De plus, elle parle avec d'autres personnes autour qui attendaient elles aussi. Malaise...

Dans ma tête, mon âme, mon cœur, il y a eu un petit rêve cochon... Des pneus dégonflés, son auto grafignée à son retour, une contravention... Je ne sais pas, quelque chose du genre... l’humain est capable du meilleur et du pire... à quelques secondes d’intervalles.

Je ne donne pas d’argent à tous les itinérants, à tous les jours au centre-ville, ça n’aurait pas de fin. Mais au moins, je ne les ignore pas, je ne fais pas comme s’il n’existait pas... Il n’y a rien de pire et c’est Dan Bigras qui nous le rappelait, il y a quelque temps, je ne me souviens plus à quelle occasion, mais j’ai bien enregistré le message. Je regarde la personne bien en face, je lui fais un sourire et je lui dis « pas aujourd’hui »... et ça veut dire au fond peut-être demain...

jeudi 1 juillet 2010

C'est qui le cave?

C'est qui le cave qui a décidé que la St-Jean Baptiste devait être fêtée la journée même? C'est-tellement épais! On a perdu deux fin de semaines de 3 jours à cause de ça! Deux fins de semains qui marquaient de l'encre de ses histoires le début de notre été. On n'a pratiquement plus de ce bonheur du 3 jours sauf si on pige dans nos banques de vacances! Parce que, bien sûr, plusieurs entreprises ont suivi la même règle pour le 1er juillet!

C'est poche, c'est plate, c'est cave!

P.-S. : J'ai l'impression de parler comme mon grand frère ce matin!


jeudi 24 juin 2010

Avis de recherche

C'est moi qui vieillis ou c'est que la fièvre de la fête est vraiment moins forte? Où sont les grands qui nous ont fait vibrer pendant des dizaines d'années? J'ai regardé le spectacle de Québec hier soir. J'ai aimé, mais je n'ai pas reconnu cette fièvre et cette fierté nationale qui parcouraient l'épine dorsale de notre peuple dans un grand frisson quand j'étais plus jeune. Pauline Marois et Gilles Duceppe étaient bien installés au premier rang pour que les caméras les prennent en photo. Ils ont réagi quand un chanteur autochtone a fait une belle petite sortie en comparant le peuple autochtone et le nôtre en les unissant dans leur quête de reconnaissance... Il y a eu un petit sursaut dans la foule, mais ça n'avait rien de patriotique.

Guillaume Lemay-Thivierge et Annie Villeneuve (on a vu son amoureux, Guillaume Latendresse à l'avant de la scène qui prenait des photos )ont fait du bon travail, mais vouloir les comparer à nos Vigneault/Léveillée/Deschamps/Ferland/Charlebois tiendrait d'un sketch du festival Juste pour rire. Sans rancune les jeunes, mais vous avez des croûtes à manger avant de sortir notre patriotisme de ses torpeurs.

Existe-t-il encore ce patriotisme? Je me le demande. Je suis fière de ma langue, de ma culture. Je nous aime. Mais j'aimerais pouvoir retrouver ce leadership qui nous faisait vibrer, qui nous faisait nous lever, qui nous donnait de ce pouvoir, ce vouloir collectif qui semble tellement nous faire défaut.

Le leadership politique nous fait sérieusement défaut. Notre société s’individualise et nous en paierons la note plus tôt que tard si vous voulez mon avis...

Vous connaissez quelqu’un vous qui pourrait nous inspirer, nous rassembler, nous faire lever et nous tenir debout encore ? Lançons un avis de recherche, vous le voulez bien ?