samedi 17 décembre 2011
Magasinage de Noël...
samedi 3 septembre 2011
Mimi, suite et fin
mercredi 17 août 2011
Mimi... (2)
— Comment ça va Mireille?
— Bien! Je me suis lavé la tête... Après 4 jours, ça fait du bien!
— Tu es belle comme un coeur, que je lui réponds.
— Bah! L'important, c'est d'être beau à l'intérieur. Pis moi madame, je peux vous le dire, ça fait une couple de jours que je vous vois aller, pis je peux vous dire que vous êtes belle en sapristi en dedans...
— Bien moi, je peux vous dire une chose aussi. Pour pouvoir voir quelque chose chez quelqu'un d'autre, il faut d'abord l'avoir en dedans de nous... Vous êtes pas mal belle en dedans Mireille!
Et la voilà qui se remet à avoir le pot!
— Mireille! Arrêtez de pleurer, vous allez me faire pleurer aussi! — que je lui dis avec un grand sourire.
Et la voilà qui, pour me faire sourire au lieu de pleurer, décide de me faire une petite danse coquette!
Et moi, ma journée est faite et il n'est que 7 h 40!
— Hahaha! Bonne journée Mireille!
Et je la quitte alors qu'elle danse encore...
Maintenant, après avoir échangé aujourd'hui avec des experts de la rue, j'ai un grand défi. Si je veux continuer cette relation, je dois m'assurer que les enjeux sont clairs avec elle. Nous devons profiter l'une de l'autre au maximum, mais il ne faut pas qu'elle devienne dépendante de notre relation, tant pour le 5 $ que pour la relation elle-même. C'est le danger qui guette les personnes en difficulté comme Mireille.
Tout un défi, tant pour moi que pour elle... parce que l'amour, c'est une drogue forte, très forte.
mercredi 10 août 2011
Avez-vous un peu de change s.v.p.? (suite)
C'était lundi. Je l'ai vu de loin cette fois. Un beau jeune homme noir débarquant de l'autobus lui a donné de l'argent et lui a dit quelque chose. Tout de suite, elle s'est mise à pleurer comme avec moi. Je me suis approchée d'elle...
— Pourquoi vous pleurez?
— Bien, je suis sensible et il m'a dit des choses gentilles.
— J'ai de la misère à le croire, mais vous êtes plus braillarde que moi — que je lui ai dit avec un sourire et en lui caressant la joue.
— C'est parce que je suis très sensible.
On le serait pour moins que je me suis dit.
— Comment ça va aujourd'hui?
— Mieux! Je me suis reposée en fin de semaine.
— C'est quoi votre nom?
— Mim.... Mireille.
Elle m'a presque dit Mimi, mais s'est gardé une petite gêne. Ça doit être réservé aux intimes...
— Mireille qui?
Voyant qu'elle hésite, je la rassure.
— C'est juste que c'est important pour moi de savoir votre nom. Vous êtes quelqu'un. Pas un numéro ou une sans nom.
Rassurée elle m'a donné son nom de famille.
Je lui ai versé mon billet de 5 $ dans sa tasse Tim Horton. Elle m'a regardé sans trop comprendre encore.
— Passez une belle journée Mireille!
— OK! Vous aussi là!
Je suis repartie, le coeur un peu plus rempli.
Mardi, aucune trace de Mireille. Je suis un peu inquiète, mais bon il ne faut pas tomber dans l'angoisse non plus. Ça n'a rien d'utile.
Ce matin, elle était là. J'étais contente de la voir. Elle m'a reconnue de loin et m'a accueilli avec un sourire.
— Comment ça va Mireille ce matin?
— Ça va bien. Et vous?
— Je suis contente de vous voir. C'est une belle journée avec de beaux nuages! Vous ne brûlerez pas sous le soleil au moins! Qu'est-ce qu'il y a de nouveau dans votre vie?
Elle commence à se dandiner de plaisir. Je me demande même si elle n'est pas un peu ivre...
Mais non, elle est simplement excitée.
— Bien là, j'ai travaillé sur un projet d'art! Et ça va bien. Je vais présenter ça au gouvernement!
Et je comprends que tout est là. Tout est dans l'espoir. Quand l'espoir est présent dans nos vies, même s'il se révèle faux en fin de compte, il aura tout de même agi en catalyseur d'énergie, de lueur de bonheur...
— C'est merveilleux Mireille! Je suis très contente. Lâchez pas ça. C'est une très bonne nouvelle.
Je lui glisse mon petit 5 $ dans sa tasse. Elle me regarde toujours avec son air ahuri.... Moi, je souris.
— Bonne journée Mireille!
— À vous aussi!
Et puis un bel homme passe près de nous. Il la salue, je crois qu'elle le reconnaît!
- Hello Sir!
Il la salue à son tour. Je reprends mon chemin, le coeur encore un peu plus rempli.
Zoreilles, c'est promis. Le p'tit 5 $ de lundi, je lui donne en ton nom et je lui fais la bise pour toi!
C'est fou ce que donner un p'tit 5 $ apporte dans une vie! En fait, ça n'a pas de prix!
samedi 2 avril 2011
Le ménage!
« Ma fille, tu vas comprendre quelque chose très vite dans ta vie. Le ménage, c'est génial! »
Je l'ai regardé avec un air qui en disait long...
Fière d'avoir capté mon attention, elle a poursuivi : « Tu sais, les sorties avec les amies, les parties de hockey de Simon, les spectacles de danse de Camille, les petits soupers en tête-à-tête avec ton grand Jean, les chance de te réaliser dans ton travail, ils ne vont pas t'attendre. C'est plate, mais c'est comme ça.
Ton ménage, il est beaucoup plus généreux et attaché à toi... Il va toujours t'attendre. »
Je l'ai regardé et suis allée la rejoindre pour lui faire un gros câlin. Elle m'a guéri d'un seul coup. J'ai guéri beaucoup de mes amies et j'espère faire de même avec les jeunes femmes et jeunes mamans aujourd'hui.
« Ne vous en faites pas! Allez-y, vivez à plein le moment qui se présente à vous et soyez heureuse que votre ménage vous soit aussi fidèle. Il sera là, bien tranquille, à vous attendre. »
Et vous savez quoi? Avec cette perspective en tête, je n'ai plus jamais vu le ménage comme une corvée, mais comme un rendez-vous aussi. La musique dans les oreilles — vive mon iPod — ou simplement à fond la caisse dans la maison — quand ma gang de fainéants est partie, et c'est le party! Intense et rapide! Pas de niaisage, j'ai toujours autre chose de plus intéressant à faire!
Bon ménage!
jeudi 13 janvier 2011
Jojo
Jojo a reçu le diagnostic de sclérose en plaque il y a de ça environ 15 ans. Aujourd'hui, elle se promène en chaise roulante électrique et est dépendante des soins des autres. Elle est constamment épuisée. Vous aurez compris que le concept "qualité de vie" est très abstrait pour elle. Malgré tout, elle trouve le moyen de rire, de s'amuser et, disons le candidement, de critiquer... :)
C'est justement parce qu'elle a encore l'énergie de critiquer, de se battre que nous nous retrouvons ici. Aujourd'hui, elle subira un premier examen diagnostic pour savoir si elle est un cas qui se prête à l'intervention du docteur Zamboni. Je laisse chercher les maniaques de l'information pointue, mais pour ceux et celles qui veulent un résumé, il s'agit d'une intervention somme toute assez mineure au niveau des veines (angioplastie). Cette intervention est interdite au Canada, de là notre présence ici.
Pour Jojo, c'est un peu le dernier espoir. Si elle peut récupérer qu'un certain pourcentage de sensation, ça en aura valu la chandelle. D'ailleurs demandez à la majorité des gens atteints de SP, c'est un point de vue partagé.
Bien que la procédure Zamboni soit controversée, aujourd'hui, Jojo est prête à prendre le risque de se retrouver un peu mieux...
On reconnecte plus tard...
samedi 18 décembre 2010
Partage... et gros bon sens...
samedi 11 décembre 2010
Quand travail = engagement, solidarité, plaisir, ça ne peut qu'être passionnant.
samedi 4 décembre 2010
Mon beau sapin...
lundi 29 novembre 2010
Question de savoir avant de décider... Ça fait du sens non?
vendredi 22 octobre 2010
Journée d'automne et liberté
jeudi 22 juillet 2010
S.V.P., tout sauf l’indifférence...
J’ai un client au centre-ville pour qui je travaille une journée par semaine. Le bureau est situé juste en face de l’hôpital St-Luc à Montréal. J’y vais tous les mardis et chaque fois, un itinérant est juste en face des marches – c’est au 2e étage – et accompagne les passants qui se présentent à la borne pour le stationnement. Shame on me, je réalise que je ne sais pas son nom.
C’est toujours la même chose. Les gens approchent la borne et il leur explique que la machine ne prend pas d’argent avant 9 h, car le stationnement n’est payant qu’à partir de cette heure. Les gens pestent, car leur rendez-vous à l’hôpital est à 9 h et attendre que la borne accepte le fric fait en sorte qu’ils sont en retard à leur rendez-vous, que ce soit par affaires ou encore médical. Du coup, il en profite pour demander une cigarette et parfois même de la petite monnaie. Le tout est très convivial, il ne fait aucune pression.
Souvent j’attends en haut des escaliers sur le petit balcon qu’un des employés arrive et m’ouvre la porte. Je regarde la scène et l’interaction en bas. Ce mardi, une famille attendait que la fameuse borne accepte l’argent pour acquitter les frais de stationnement. Cette famille n’est pas riche, c’est facile à voir, les vêtements, les coupes de cheveux, les dents manquantes à l’avant chez la dame, vous voyez le portrait. Néanmoins, je remarque la femme qui fouille furieusement dans sa sacoche et y retire de la monnaie qu’elle donne à son mari en lui faisant signe de donner le tout à mon contrôleur de circulation! Le mari s’empresse de donner la monnaie et elle de s’excuser en disant que « ce n’est pas grand-chose, mais c’est tout ce que j’ai. » Mon ami est heureux de sa récolte et lui témoigne sa gratitude par un sourire, il va sans dire édenté.
Arrive à peine quelques secondes plus tard, une blonde d’Outremont – ou était-ce de ville Mont-Royal – qui stationne sa Lexus juste en face et s’approche à son tour de la borne pour payer.
Édité suite à un message de Who...
Des détails me portent sérieusement à croire qu'elle a un rendez-vous d'affaires. Outre les talons hauts et l'habillement, elle a récupéré dans son auto, mallette et porte-documents...
Mon régulateur de circulation lui explique la situation, en fait tente de le faire... La pouffiasse agit comme s’il n’existait pas. Elle ne le regarde même pas et fait semblant d’être absorbée par d’invisibles préoccupations. De plus, elle parle avec d'autres personnes autour qui attendaient elles aussi. Malaise...
Dans ma tête, mon âme, mon cœur, il y a eu un petit rêve cochon... Des pneus dégonflés, son auto grafignée à son retour, une contravention... Je ne sais pas, quelque chose du genre... l’humain est capable du meilleur et du pire... à quelques secondes d’intervalles.
Je ne donne pas d’argent à tous les itinérants, à tous les jours au centre-ville, ça n’aurait pas de fin. Mais au moins, je ne les ignore pas, je ne fais pas comme s’il n’existait pas... Il n’y a rien de pire et c’est Dan Bigras qui nous le rappelait, il y a quelque temps, je ne me souviens plus à quelle occasion, mais j’ai bien enregistré le message. Je regarde la personne bien en face, je lui fais un sourire et je lui dis « pas aujourd’hui »... et ça veut dire au fond peut-être demain...
jeudi 1 juillet 2010
C'est qui le cave?
jeudi 24 juin 2010
Avis de recherche
C'est moi qui vieillis ou c'est que la fièvre de la fête est vraiment moins forte? Où sont les grands qui nous ont fait vibrer pendant des dizaines d'années? J'ai regardé le spectacle de Québec hier soir. J'ai aimé, mais je n'ai pas reconnu cette fièvre et cette fierté nationale qui parcouraient l'épine dorsale de notre peuple dans un grand frisson quand j'étais plus jeune. Pauline Marois et Gilles Duceppe étaient bien installés au premier rang pour que les caméras les prennent en photo. Ils ont réagi quand un chanteur autochtone a fait une belle petite sortie en comparant le peuple autochtone et le nôtre en les unissant dans leur quête de reconnaissance... Il y a eu un petit sursaut dans la foule, mais ça n'avait rien de patriotique.
Existe-t-il encore ce patriotisme? Je me le demande. Je suis fière de ma langue, de ma culture. Je nous aime. Mais j'aimerais pouvoir retrouver ce leadership qui nous faisait vibrer, qui nous faisait nous lever, qui nous donnait de ce pouvoir, ce vouloir collectif qui semble tellement nous faire défaut.
Le leadership politique nous fait sérieusement défaut. Notre société s’individualise et nous en paierons la note plus tôt que tard si vous voulez mon avis...
Vous connaissez quelqu’un vous qui pourrait nous inspirer, nous rassembler, nous faire lever et nous tenir debout encore ? Lançons un avis de recherche, vous le voulez bien ?